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Avis sur La charte du Parc Amazonien de Guyane

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Le mercredi 11 février 2013, nous nous sommes rendus à la DEAL, impasse Buzaré, 97300 Cayenne, pour verser à l'enquête publique notre avis sur la charte du Parc Amazonien de Guyane. Nous avons trouvé portes closes, il n'y avait aucune permanence or, il s'agit d'un jour ouvrable. Nous avons déposé notre contribution dans la boîte aux lettres qui se situe à l'extérieur de l'établissement puis, nous nous sommes rendus sur l'espace internet de la DEAL et nous avons le même jour et avant midi signalés cette anomalie en précisant notre souhait qu'il n'y ait pas de situation malencontreuse concernant notre contribution. Nous vous communiquons ci-dessous l'intégralité de notre avis sur la charte du P.A.G.

Cayenne le, 10février 2013

AVIS SUR LA CHARTE DU PARC AMAZONIEN DE GUYANE

Le parc Amazonien de Guyane est un des plus grands d’Europe par l’entremise de la France. Avec ses 33900 km² de superficie, il est synonyme de non-développement. La philosophie du cœur de parc développe un esprit patrimonial que notre parti politique n’agrée pas. Il est proposé aujourd’hui une charte qui concerne aussi bien le cœur de parc que la zone d’adhésion. Au fond, il s’agit d’une somme de restrictions et d’interdictions. Notre parti politique émet donc un avis défavorable à la charte et demande son retrait pour les raisons suivantes :

A)    Situation du Parc : Depuis l’avis favorable de 2005 qui donne naissance au parc, la situation des populations du Sud de la Guyane ne s’est pas améliorée. Les suicides qui ont marqué la conscience collective de tout le territoire, n’ont pas été élucidés. D’autre part, l’article  169 de l’Organisation Internationale du Travail n’est toujours pas ratifié par la France, ce qui tend à laisser penser que les engagements ne sont pas tenus et d’autres risquent de ne pas l’être. Le parc apparaît à travers la charte comme une partition du territoire et dont l’isolement rappelle celui de l’Inini.
B)    La Libre administration des collectivités territoriales : Dans la configuration de la charte, cette règle constitutionnelle est bafouée dans la mesure où les collectivités municipales sont subordonnées au Parc Amazonien si elles restent dans la zone de libre adhésion. Leur isolement par ailleurs ne leur laisse guère le choix.
C)    L’exemple de la commune de Régina-Kaw : Cette commune est l’exemple patent des dérives des réserves mises en place notamment les dérogations arbitraires, la mise sous cloche des populations. Le pouvoir exorbitant du Parc Amazonien n’exclut pas ce type de dérive.
D)    Le développement économique : Les communes de l’intérieur n’ont pas vocation à concevoir leur développement en fonction de la philosophie du Parc Amazonien en tant qu’établissement public. Les populations de ces territoires ne sont pas vouées à avoir une activité relevant de l’approche primitive qu’à le Parc de l’économie. Pour les Amérindiens qui depuis 7000 ans sont sur le territoire, il est insultant de penser que leur savoir en matière de biodiversité, de maîtrise de leur milieu naturel ne fait pas d’eux des techniciens supérieurs, des ingénieurs, des docteurs alors qu’ils sont sollicités pour faire découvrir entre autres, les plantes médicinales. Enfin, il n’apparaît nulle part de garanties sur les retombées des droits d’accès aux ressources naturelles.
E)    Les infrastructures terrestres : A aucun moment dans la charte il est fait état de liaison par voie terrestre entre le Parc et le littoral. Le Parc est sur le territoire de la Guyane. Celle-ci est une et indivisible. Cette liaison terrestre permettrait de mieux appliquer les missions régaliennes de l’Etat en matière de sécurité du territoire et avoir des résultats plus probants sur l’orpaillage illégal.



Jean-Marie TAUBIRA
Secrétaire Général

Mis à jour ( Samedi, 16 Février 2013 12:57 )  

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