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L'Affaire DSK

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Cette affaire peut être appréhendée  sous des angles différents. Il y a l’angle de la morale. Mais laquelle, celle qui est laïque ou celle qui est religieuse. Les deux sont subjectives en fonction de l’espace culturel dans lequel on évolue. L’angle médiatique, il suppose la connaissance de la ligne éditoriale de chaque media et de son encrage dans son espace d’expression. Est–il indépendant ou au service du pouvoir en place, ou encore en opposition à ce même pouvoir, voire, en objecteur de conscience qui éclaire la conscience collective. L’angle politique, sous-tend le positionnement des uns par rapport aux autres et débouche inévitablement sur des stratégies et des tactiques politiques mettant en jeu des réseaux de relations tant nationales qu’internationales sur la base d’idéologies communes. Enfin, l’angle de la sociologie des Etats et particulièrement du lieu où intervient l’événement.

Je choisis de traiter cette affaire sous l’angle politique en conjonction avec celui de la sociologie des états en vous offrant auparavant ma perception du genre humain. Comme tout choix celui-ci est subjectif, néanmoins, je le livre à votre sagacité.

Universellement, j’épouse profondément l’idée que toutes les femmes réparties sur le globe terrestre méritent du respect, qu’elles soient, Africaines, Amérindiennes, Américaines, Asiatiques, Australiennes, Européennes, Caribéennes. Elles n’ont pas toutes la même perception du monde et pour autant, il n’y a pas une qui soit une vérité plus absolue que l’autre. Il en est de même pour les hommes. Je veux être vrai en disant que si tous les hommes n’ont pas que des vertus, il en est de même pour les femmes. Il importe pour moi de chasser l’hypocrisie qui fait que certains hommes sont parfois outrés du traitement fait aux femmes lorsqu’il s’agit des autres tout en étant abominable avec la leur.

A travers ces quelques lignes j’aimerais que vous compreniez qu’à mon sens, il y a des femmes biens et il y a également des femmes exécrables. Tout aussi bien, il y a des hommes biens et il y a également des hommes exécrables. Les relations interindividuelles doivent être fondées sur les hautes valeurs que l’on a de l’être humain. Les sociétés humaines sont souvent le résultat conjoint de la lâcheté de la masse populaire à un moment donné et de la perversité de ceux qui arrivent au pouvoir à un moment donné. C’est contre la conjonction de ces phénomènes qu’il faut lutter pour avoir un monde plus juste.

Je reviens à l’hypothèse choisie. DSK est un homme politique. Il est socialiste. A l’exception du député UMP Bernard DEBRE qui dit qu’il est un usurpateur, ceux qui l’ont côtoyé disent qu’il est brillant. Les résultats obtenus avec les groupes avec lesquels il a travaillé sont probants. Son presque court passage au FMI, sur le plan professionnel était apprécié des pays moyennement développés. Il n’avait certes pas la même conception du rôle du FMI que celle des USA qui asphyxiait les pays considérés comme des NPI (Argentine, Brésil etc.). Au niveau international, il était certainement gênant pour le pays de l’Oncle SAM. Sur le plan national, DSK était un candidat potentiel au poste suprême de Président de la République Française. Sa posture politique faisait de lui un favori  sur l’échiquier politique allant de la Gauche socialiste jusqu’au centre droit. Les sondages lui donnaient une marge considérable par rapport aux autres candidats.  Il importe de savoir également que les Gaullistes et les Socialistes d’une manière générale ne sont pas pour la participation de l’armée française dans l’OTAN. Il apparaissait aussi comme celui qui pouvait réconcilier les français, d’abord avec l’économie mais également face aux fléaux des crises de société que sont notamment l’insécurité, le racisme, la xénophobie, la faim et la misère. Ceux qui le connaissent disent qu’il est un séducteur et lui-même a fini par dire : « Oui, j’aime les femmes et alors... ». Ci-après, je tenterai de me positionner par rapport à cette déclaration. Pour l’instant il m’apparaît important de noter qu’au cœur de la société française il y a la laïcité et la culture religieuse relève du domaine privé quand bien même, sous ce quinquennat, il y a eu une tendance à vouloir américaniser l’espace politique français. 

Sur la sociologie des Etats, l’événement DSK ayant eu lieu sur le territoire américain, je tenterai d’inviter mes lecteurs à apporter leur esprit critique sur la vision que j’aie de cette société. De ce que je connais de ce pays particulièrement à travers les livres et les documentaires dont la gouvernance a longtemps été euro-américaine, il y a une place pour le doute sur la manière de quérir la vérité. Le pays de l’Oncle SAM est celui qui a exterminé des millions d’Amérindiens, c’est celui qui a donné naissance à des personnalités telles que Martin Luther King, Malcolm X les plus connues et dont leur combat trouve son origine dans la conception de la société américaine. C’est le seul Pays qui s’est autorisé à larguer des bombes atomiques sur un autre pays ; le Japon et plus particulièrement Nagasaki et Hiroshima. C’est le pays dont de forts soupçons, en Amérique du Sud et dans certains pays d’Europe, pèsent sur sa participation par l’entremise de ses services secrets dans la répression contre les mouvements révolutionnaires et les différentes étapes de l’opération Condor. J’ai en mémoire que cette opération visait les progressistes, les socialistes, les chrétiens de gauche etc. J’ai également en mémoire que Pinochet qui est à la base du drame chilien du 11 septembre 1973 était soutenu par le gouvernement Anglais et Américain. C'est le pays qui compte dans son histoire le Maccarthisme comme mode d'élimination. C’est le pays qui à la face du monde était venu dire que l’armée irakienne est la quatrième du monde pour mieux justifier l’invasion de l’Irak. C’est le pays qui à la face du monde est venu dire que l’Irak possédait des armes de destruction massive pour justifier son intervention militaire. C’est un des rares pays dont les responsables militaires ne peuvent être traduits devant le TPI. C'est le pays qui peut se permettre d'exécuter un homme désarmé fut-il le plus criminel des terroristes y compris parmi les terroristes d'Etat qui bombardent les pays souverains, sans lui permettre d'être jugé alors que  la peine de mort existe sur son territoire? C'est le pays qui peut se permettre d'avoir une base de torture à Cuba et en même temps posséder sur son territoire une statue de la liberté qui exprime le sens unique et absolu de cette liberté. C'est le pays qui donne le ton par des méthodes secrètes quant au choix des dirigeants de certains pays. C'est le pays qui montre le sens de la démocratie en ayant constitutionalisé un seul système économique. Enfin, C'est le pays dont la base conceptuelle est assise sur une morale religieuse sans l'admettre pour d'autres pays qui ne lui ressemblent pas.

Alors, si l'on tente de confondre ces deux visions dans un espace mondialisé, l'hypothèse du complot est plausible. Par suite, toute stratégie et tactique politique sont-elles autorisées? Le FMI à la malchance de se trouver sur ce territoire et DSK s'est complètement embourbé en étant socialiste, aimant les femmes et simultanément en ayant l'ambition de se hisser au plus haut sommet de son pays. Avec DSK comme Président, La France serait-elle dans l'OTAN? Avec lui, Les USA auraient-ils pu bombarder la Libye sans être en première ligne? Ce faisceau d’éléments rend l'hypothèse du complot encore plus plausible en y ajoutant les réseaux idéologiques inter territoires. Alors, est-il moralement juste politiquement de piéger un homme, parce qu'il dit aimer les femmes? Le procès est-il celui du complot où chacun a un rôle spécifique, où les dés sont pipés,ou le procès est-il celui qui nie l'hypothèse du complot et traite l'événement en substituant dès le départ la présomption d'innocence en présomption de culpabilité.

Ainsi va l’Histoire du Monde

Mis à jour ( Mercredi, 25 Mai 2011 13:14 )  

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