Parti Progressiste Guyanais

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SDOM (Schéma Départemental d'Orientation Minière

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Préambule

«  Le premier devoir d’une homme libre c'est de lutter pour la liberté des autres ».

A défaut d’un SAR cohérent et digne d’une vision d’ensemble du territoire en termes de développement, le SDOM à l’avantage dans sa conception d’associer développement économique et protection de l’environnement. Il répond théoriquement à la charte de l’environnement de 2004 qui fait partie de la Constitution de la République. Cela ne signifie pas en tant que partisans de l’article 74 nous soyons contents de l’échec d’un SAR (Schéma d’aménagement Régional) qui n’a été que trop longtemps bafoué. Ce SDOM en tant que modèle, autrement dit système théorique, doit pouvoir se confondre dans son application au système réel. C’est en ce sens qu’en tant que Secrétaire général du Parti Progressiste Guyanais, je décline les observations ci-dessous.

Première observation : Les ressources naturelles d’un territoire doivent profiter en priorité à sa population. En conséquence, dans sa relativité, il est temps que le plus important producteur d’or par habitant au monde qu’est la Guyane fasse que cette création de richesses éradique la souffrance économique et sociale des habitants de ce territoire en faisant en sorte que les retombées soient concrètement perceptibles en termes de mieux vivre. Par suite, les entreprises multinationales (internationales) dont on sait pertinemment qu’elles ne transmettent aucun savoir scientifique et technique d’envergure, qu’elles ne se soucient guère du développement des territoires sur lesquels elles interviennent, doivent être exclues des acteurs économiques de l’activité minière.

Deuxième observation : Sur les titres miniers délivrés antérieurement à l’entrée en vigueur du SDOM un encadrement à minima doit être imposé car, les conditions d’attribution de ces permis ne sont pas connues du grand public. Il s’agit d’introduire des conditions de contrôle efficace sur le respect de l’environnement et sur les techniques de production en attendant la mise en application, sous la Présidence Européenne Hongroise, de l’interdiction de l’utilisation du cyanure. Ces minima sont indispensables, notamment pour les coûts de production dans le cadre de la concurrence loyale.

Troisième observation : L’activité aurifère doit être considérée comme toute autre activité économique et financière. Elle n’est ni plus ni moins. Lorsqu’une zone d’activité aurifère n’est pas garantie par sa rentabilité, elle doit être fermée et remplacée par une autre zone, donc, par un autre permis pour éviter la continuation de l’exploitation dans des conditions exécrables.

Quatrième observation : Dans la commission qui sera habilitée à délivrer les permis, tous les services de l’Etat n’ont pas besoin d’être représentés si le Préfet y siège. Ce dernier étant le représentant du Gouvernement donc le représentant de tous les services déconcentrés de l’Etat. Cette disposition éviterait la problématique du nombre et permettrait avec plus d’efficacité  de confondre le système théorique qu’est le SDOM et son application en tant qu’expression de sa réalité.

Cinquième observation : Nous ne sommes pas favorables à la mise en place d'une commission d'enquête. La nature de notre société nous a appris, dans un récent passé les difficultés que rencontraient ces enquêteurs. Les rumeurs font état de pressions de toutes sorte, de chantage par rapport à leur vie privée et, comme il n'y a pas de fumée sans feu, nous préconisons de ne pas "tenter le diable"

Jean-Marie TAUBIRA

Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais

 

Mis à jour ( Dimanche, 27 Juin 2010 16:44 )  

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