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Cette liesse humaine qui m'inspire

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L’équipe de France est en finale de la coupe du monde de football. Explosion de joie sur les Champs-Elysées. Elle n’est encore pas détentrice de sa deuxième coupe du monde, mais, des dizaines de milliers de gens sont emportés par cet événement. Quelque chose d’indescriptible, d’indicible. C’est fou quoi… Ils ont lâché prise… Ils sont dans un autre monde… Je me penche sur le poste de télévision, je veux agrandir l’image. Il n’y a pas de doute, c’est l’équipe de France qui est la source de ce bouleversement. Celle dont certains dirigeants pensaient un moment imposer des quotas. Mais, je veux voir le visage de ces personnes qui se sont libérées des chaînes du quotidien. Ces personnes qui ont su donner au limbique plus d’importance qu’au cortex.  J’en vois de toutes les couleurs. Je ne suis pas trop sûr que toutes ces personnes appartiennent à la même nation. Elles sont dans l’ivresse de la liberté. C’est contagieux. Mon imaginaire me fait voir des européens, des sud-américains, des asiatiques, des africains, des indiens, vivant sur ce territoire et ayant comme dénominateur commun l’amour de ce sport, peut être aussi la réussite de ceux (les footballeurs) qui étaient censés démarrer avec un handicap. Ils étaient combien à être critiqués ? Ces personnes sur les Champs-Elysées s’entrelacent, s’étreignent, visiblement, elles ne se connaissaient pas auparavant. Elles sont peut-être : ingénieurs, ouvriers spécialisés, ouvriers qualifiés, hautement qualifiés, chômeur, bénéficiaires des minima sociaux. Elles s’en fichent. Tout ça, ce sont les critères de la société de labeur, la société rationnelle avec son lot d’injustices économiques, sociales et culturelles, la société froide qui appréhende chaque individu par son utilité, utilité au service du fonctionnement de la société sans état d’âmes pour la redistribution des richesses créées.  Peut-être se disent-elles aussi, «incroyable, ils l’ont fait » et, elles plongent elles-mêmes dans une rêverie qui peut les conduire à renverser le cours de l’histoire. Plus qu’on ne le pense, les gens, peut être, ont besoin de s’aimer librement mais, la pensée philosophique sous-jacente de la société les en empêche. Alors, l’occasion fait le larron.  Cette liesse m’interpelle et m’inspire simultanément.

 

 

Selon que vous êtes rationnel ou selon que vous êtes absolu… Ou selon que vous êtes plus cortex ou plus reptilien. Il doit bien y avoir un « entre les deux »... Mon inspiration ne se réfère pas aux territoires qui sont à la périphérie du territoire continental qu’est la France, je parle d’elle. Les territoires périphériques peuvent n’être que l’expression d’une capacité à mimer ce qui se produit au cœur du territoire continental. Vous le voyez assez bien, nombre de gens sur ces territoires ne supportent pas voir les autres exprimer leur ferveur pour leur équipe. Je parle donc de la France continentale. Pays indépendant, pays ayant élaboré sa constitution pour elle, pays qui a bâti sa société sur des valeurs universelles avec l’avènement de sa révolution au 18ème siècle. Pays qui par certains de ses dirigeants qui veulent défier leur propre constitution.

Pourquoi un tel événement paraît aussi exceptionnel ? Pourquoi, il diffère de tant d’autres événements ? Bizarre, les footballeurs viennent en conférence de presse pour dire qu’ils sont français comme si il n’y avait pas d’évidence par le seul fait d’être en équipe de France… Il doit y avoir une raison à cela, la même qui pousse les polémistes à chercher l’origine de chacun des footballeurs au-delà de leur morphologie apparente. Quelle est la vraie nature de l’homme ? Celle-là ou celle du tous les jours baignée dans le rationalisme qui le rend froid, individualiste, robotisé, sans cœur. Cette liesse semble être plus grande que la notion de nation, elle la dépasse. Elle exprime l’humain qu’il y a dans chaque femme, chaque homme. Ce courant positif qui circule en ayant pris sa source dans ce soleil de victoires rend l’homme tel qu’il est, c'est-à-dire fraternel, autrement dit, capable d’amour au-delà de son apparence. C’est donc évident que c’est la société qui le corrompt.

Il ne nous reste plus qu’à faire que les éléments dominants de la société ne soient pas négatifs pour que notre manière de penser soit imprégnée de positivité. Ainsi, nous créerons un soleil positif qui deviendrait notre source de bien-être faisant de notre différence un atout et de la planète un village familial.

 

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Et si le peuple disait oui par Jean-Marie TAUBIRA

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