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Mon esprit, nos responsabilités, notre galaxie

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J'ai pris quatre jours de congés et j'ai décidé de couper avec l'activité professionnelle et de penser à autre chose qui soit moins rationnelle. Par le présent article, je vais tenter de vous tracer l'itinéraire vagabond de mon esprit. Auparavant, il y a bien quelque chose qui m'a conduit à faire ce choix. Sans nul doute c'est la nature du mouvement au sein de notre société guyanaise qui m'a fait me planter là et essayer de comprendre le sens de notre existence. Avec une certaine précision, je vous communique les éléments, source de ma réflexion. Il y a l'éveil collectif de milliers de personnes le 28 mars 2017 puis, le calme plat. Forcément, on s'interroge sur la permanence de la conscience. Des évidences qui n'en sont pas pour nombre d'élus qui continuent à fonctionner de la même manière, comme si la vitesse avec laquelle la société se délite n'est pas suffisante. Des réflexes communautaires qui sapent la cohésion sociale et empêchent l'unité du peuple en nourrissant bien sûr l'organisation technico-sociale imposée, le regard identique de tous les courants politiques de l’hexagone sur notre territoire. Enfin, le réveil de certains intellectuels plutôt anonymes qui expriment spontanément, sur certains réseaux sociaux, leurs exaspérations face au système. Alors, je me suis dit que nous sommes singuliers comme tous les humains de la planète, que notre singularité si nous ne l'altérons pas par des contre-vérités, par un complexe d'infériorité, devrait nous permettre de nous assumer, de nous réaliser et d'être performant dans ce que nous entreprenons. D'autre part, elle ne nous oblige pas à l'exil au prétexte de sociétés plus complexes donc plus nourrissantes intellectuellement. Cette singularité nous oblige à complexifier notre environnement pour le rendre plus attrayant. Ainsi donc, le rêve éveillé peut commencer.

Mais, rien n'est simple. Dans ce monde démonstratif où la pensée dominante, à défaut d'être purement scientifique est rationnelle, il nous faut le braver. Comment? En montrant l'expansion scientifique qui n'est pas autre chose que "l'acertitude" de tout ce qui avait été démontré auparavant. (J'emploie le terme entre guillemet volontairement par analogie à l'expression mathématique "A barre") Exemple, la théorie de la gravité d'Isaac Newton s'est heurtée à la défiance de la planète Mercure proche du soleil quant à sa loi de l'attraction universelle. Cette théorie a été la référence pendant longtemps grâce à ses succès jusqu'à la théorie d'Albert Einstein sur la relativité générale. Laquelle théorie propose un autre mécanisme que celui de Isaac Newton et introduit la nuance par l'importance de l'attraction gravitationnelle, donc de la déformation de l'espace-temps. De ce que j'en sais, la compréhension de la relation Mercure - Soleil est réglée avec Einstein. Ce léger rappel est fait pour inciter à une plus grande tolérance quant à ce qu'on ne peut démontrer mais qui reste plausible à l'esprit humain.

La voie que j'ai choisie est, à défaut d'autres termes, d'ordre métaphysique. Mais, j'exclus tout dogme. Ces dogmes qui font que les sociétés humaines sont ce qu'elles sont. Dogme de l'inculture avec le racisme et la xénophobie, dogme de la pseudo race supérieure avec toutes les manipulations et les mensonges, et cetera. Cette démarche adogmatique, me semble t-il, introduit une large liberté d'esprit et d'expression. Car, le but est de donner du sens à notre existence terrestre. Autrement dit, le droit d'interroger tous les mystères, tous les phénomènes.

Pour comprendre le sens de mon existence, j'ai décidé de donner libre cours à mon imaginaire. J'ai accepté d'introduire dans ma réflexion l'idée de la mort. En même temps, j'ai admis que je ne peux passer ma vie à comprendre la signification de la mort pour que je me détermine dans mes actions. Mon cerveau a donc capté la définition que le système rationnel donne de la mort. C'est à dire la mort clinique, celle biologique et la mort cérébrale. Comme nous pouvons tous le constater, il s'agit d'une définition qui a un lien avec différentes activités de la matière. En clair, la mort serait l'arrêt de toute activité liée avec notre corps physique. Entre nous, il n'y a pas de quoi penser à interroger notre conscience. Mon esprit continue donc de vagabonder et s'arrête sur la perception religieuse de la mort. Là, il est fait état de la notion de l'Au-delà, quelque chose qui est hors de notre univers. Cette perception rend la vie terrestre plus absurde encore voire, plus inutile. De surcroît, le salut viendrait de la somme des péchés que nous aurions faits par rapport aux lois religieuses que nous n'aurions pas respectées. Quid des lois sociales. En fait, il s’agit de sanctions à la résistance à la soumission. Intellectuellement, c’est bien difficile à admettre si on veut donner du sens à notre personnalité qui engendre notre présence et notre affectivité qui nous permet de distinguer la notion d'existence de celle de vie. Mon esprit a voulu continuer son itinéraire vagabond. Il scrute au passage les savoirs qui peuvent lui permettre de donner un sens à notre présence sur terre.
 
Les théories permettent de modéliser les phénomènes que l'on constate dans notre galaxie et leurs évolutions pour mieux prévoir. Mon esprit vagabond a décidé de modéliser nos comportements pour mieux orienter notre destin.

Si l'univers est en expansion comme le disent nombre de scientifiques, la connaissance est par implication en expansion. Sans apparaître farfelu, il est possible d'envisager un autre scénario que celui qui a cours majoritairement sur la planète et qui est la vie après la mort. Partant du principe qu'il reste encore énormément de mystères à résoudre, mon esprit vagabond veut absolument m'interpeller sur notre responsabilité dans la vie terrestre parce qu'il a déjà intégré que la matière est intimement liée à la planète terre et que l'esprit est essentiellement lié à minima à notre galaxie. Du coup, il veut m'indiquer que forcément j'aurai des comptes à rendre comme chacun d'entre-nous. Il me laisse comprendre que lorsqu'il a intégré mon corps ce n'est pas pour souffrir mais pour aller bien plus loin que de là où il venait. Il me conseille comme à nous tous de faire en sorte qu'il se sente bien dans la matière que nous constituons pour avoir l'envie d'y demeurer.

Durant toute la durée de notre corps, il veut être en expansion. Autrement dit, en évolution intellectuelle, en transcendant notre personnalité au point de transformer notre environnement. J’en déduis par là que nous avons la responsabilité de l’interférence entre l’univers végétal, l’univers animal et l’univers humain. Je comprends également que le temps que j’ai à passer sur terre ne peut pas être linéaire mais, progressif. Autrement dit, l’apport d’une plus-value constante. Dans son itinéraire, il me rappelle que sans lui je ne suis rien (le je matière). Il cherche à me faire comprendre que ma présence sur terre n'est qu'une étape et que j'ai en tant qu'esprit toute la galaxie à parcourir. Ça change de la théorie de l'Au-delà...

Il continue son itinéraire vagabond. Il me fait savoir qu’à chaque étape il me sera demandé ce que j'ai fait sur chaque planète précédente en commençant par la terre. La réponse ne pourra pas être que matérielle. Au reste, lorsque j'apporterai les réponses, il me demandera si j'en suis satisfait. Puis, il me présentera les missions que j'avais à accomplir et le chemin critique que je devais utiliser. Si les écarts sont trop importants, il me fera savoir qu'il a perdu son temps avec moi et me fera payer le prix de son emprisonnement dans la matière qui me constitue. En continuant son itinéraire vagabond, il me somme de lui dire pourquoi j'ai tant négligé l'étendue de la liberté quand bien même je lutte contre la soumission. Je comprends que la liberté sans être absolue tend vers cette limite. Je me dis qu’un des buts ultimes de l’existence est la liberté. Cela signifie le savoir, la connaissance, le courage, la volonté, l’incorruptibilité morale et financière, la dignité humaine. Ne jamais se soumettre.

Ainsi, le message qu’il reste à faire passer aux plus jeunes est bien le dialogue avec soi le plus tôt possible pour une transformation de soi et de son environnement. Notre plus grande croyance est celle en nous-mêmes.
 

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Et si le peuple disait oui par Jean-Marie TAUBIRA

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