Parti Progressiste Guyanais

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Elections Législatives 2éme Circonscription annulées

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La France est souvent, par l'intermédiaire de ses représentants, observatrice dans les élections sur des territoires étrangers. Ce mandat, elle l'obtient de l'ONU. On pourrait le dire autrement. La France est considérée comme un grand pays démocratique. Sa technique, ses méthodes sont éprouvées. Par suite, elle peut être considérée comme exemplaire. Sa République composée d'un corps de vertus dont la dignité humaine a tout pour rassurer. Cela lui donne le droit de participer à la police des élections hors de ses frontières. Vu de l'extérieur, le concept de ses institutions est confondu au réel. Ainsi, le sens commun qui se dégage de cette construction conduit à penser que très  majoritairement l'on ne peut être une chose et son contraire. Par exemple, l'on ne pourrait épouser la vérité et dans le même temps cultiver le mensonge. Bien entendu, la relativité du sens commun est liée au concept institutionnel.
 
Pourtant, il y a un territoire où ce concept institutionnel apparaît inversé. C'est celui de la Guyane. Il n'est même pas nécessaire de distinguer entre le droit et les faits. J'en veux pour preuve la décision du Gouvernement d'interdire l'exploitation des hydrocarbures sur le territoire hexagonal et de faire le contraire sur le territoire guyanais. Mieux encore, d'entendre le Ministre de la transition écologique expliquer, concernant l'exploitation aurifère, que les guyanais sont confrontés au problème d'emplois, c'est à eux de s'exprimer. Le problème de ce type de référendum décidé au plus haut niveau est que l'on connaît à l'avance le résultat. Il n'est point besoin de savoir si ce référendum est légal ou pas. Nous avons l'expérience avec celui de janvier 2010 et le délitement de la société qui s'en est suivi. Donc, les multinationales comme Norgold et Columbus sont "presque" tranquilles ainsi que leurs successeures. Là où d'aucuns ne verraient de liens avec les fraudes électorales, ma subjectivité me conduit à voir le contraire. La Guyane a-t'elle besoin d'observateurs internationaux lors des élections ?
  
En Guyane, vous avez su comme nous que les élections législatives sur la 2éme circonscription ont été annulées par le Conseil Constitutionnel sans qu'il ait eu besoin de faire un examen sur le fond. C'est une triste histoire car,ce n'est pas comme le laisse croire le candidat à l'origine de ce fait, avec la complicité de certains média,  une simple faute administrative dont il serait la victime. Il s'agit d'une fraude électorale conséquente. Si nous prenons le mémoire de l'avocat rendu public, preuves à l'appui, les faits rapportés sont très graves et devraient conduire à des conséquences judiciaires sans précédent sur notre territoire.
 
Il s'agit d'une situation grave qui suscite la révolte et interpelle tout être humain doté d'intelligence et d'instruction. Nous le sommes si nous le voulons. Regardons-nous, chaque fois que nous nous rencontrons, nous savons que la situation est exécrable. Nous savons qu'il est nécessaire de changer les choses, qu'il y en a marre de l'insécurité sous toutes ses formes, qu'il y a assez des problèmes de logements, de travail, d'incivilités, de pillage de nos ressources naturelles. Ce comportement nous pousse à nous interroger sur nous-mêmes, sur notre conscience et sa transparence par rapport à nous-mêmes. Autrement dit, soit nous sommes de vrais ignorants, soit nous connaissons la vérité et que nous nous mentons volontairement par lâcheté, par peur, par complaisance.
 
Nous ne pouvons plus accepter de laisser le territoire se déliter à cause de ces méthodes que l'on dit propres aux Républiques Bananières. Cette fraude massive, structurée, n'est pas l'oeuvre d'un seul homme mais bien d'une organisation. Il s'agit d'une méthode éprouvée dont le but n'est pas l'intérêt général mais bien leurs intérêts personnels. C'est pour cela qu'ils sont prêts à tout, même à recommencer. N'y a-t'il pas un lien entre un député de cette circonscription et les ressources naturelles qui s'y trouvent entre autres aurifères mais également relatives à la biodiversité ?
 
Nous devons admettre que nous avons notre part de responsabilité dans ce qui a conduit à l'annulation de ces élections. Celles-ci nous offrent une nouvelle chance de changer le cours de notre destin et d'exclure les fraudeurs, ceux qui font honte au territoire, honte aux électeurs. Il n'est plus question de se demander si la fraude est possible mais de savoir comment elle arrive pour la neutraliser. Le sens commun chez nous est à l'opposé du sens commun conçu pour l'hexagone pour la même constitution. L'altération du sens commun dans l'hexagone est l'exception qui confirme la règle alors que chez nous elle est la règle qui confirme l'exception. La solution est donc en chacun de nous, chacun doit être en face de sa conscience. Autrement dit, si nous voulons changer les choses, nous devons nous mobiliser en allant massivement voter et surtout se donner les moyens d'exercer un contrôle lors du dépouillement. Notre contribution sera efficace pour faire valoir le corps des vertus de la République qui a engendré la démocratie. Quand bien même l'on aurait tendance à nous considérer comme des citoyens de seconde zone, nous devons utiliser les outils de la République qui sont à disposition quitte à faire sortir de vraies contradictions. Il nous revient l'obligation de ne pas nous considérer comme des citoyens de seconde zone. Nous devons refuser d'anoblir comme certains le voudraient le complexe d'infériorité.
 
Nous aurons l'occasion de nous revoir et de confondre nos idées tout au long de la campagne officielle. Par ailleurs, nous aurons notre candidat Richard Jules JOIGNY  qui se fera un honneur que de vous rencontrer.

Jean-Marie TAUBIRA
Secrétaire Général du Parti Progressiste Guyanais (PPG)

 

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Et si le peuple disait oui par Jean-Marie TAUBIRA

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