Parti Progressiste Guyanais

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Le "MUR"de la crise guyanaise de mars 2017

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mardi 28/03/2017
La marche a été un grand succès. On parle de 30000 personnes selon les organiseurs et de 15000 selon les services publics. Peu importe. Cela représente dans l'Hexagone plus de 7,4 millions de personnes ou plus de 3,7 millions de personnes. Du jamais vu dans aucune manifestation en France.

Maintenant, il ne s'agit plus de plaisanter. On ne fait pas sortir autant de monde dans la rue pour des rustines. J'ai entendu un des représentants des collectifs préciser que toutes les nationalités étaient présentes. C'est judicieux de le faire pour que le monde qui nous regarde ne nous prenne pas pour des xénophobes, des racistes ce que nous ne sommes pas.

Le problème de la Guyane est son statut, le pillage de ses ressources naturelles et son développement économique. La relance de l'économie sur des bases endogènes règlera tous les autres problèmes qui dépendent de la création de richesses. La Guyane aura besoin de tous ses habitants. L'activité économique ne se fait pas sans consommateur. La consommation est un des agrégats de l'activité économique qui détermine le niveau de la production.

Il y a des réponses sérieuses dans notre société. Ne nous laissons pas duper. Nous ne devons pas aller les mains tendues. Nous sommes dignes, nous voulons que le pays soit libéré des contraints qui empêchent son épanouissement. Des sacrifices sont faits par tous les agents économiques. Il ne faut pas qu'il n'y ait pas de retour. Vous savez tous ce qui se passe dans le pays donc, ouvrez le dialogue. N'excluez rien, les services de l’État qui doivent être au service du développement du territoire à savoir l'agriculture, le foncier, les mines, la biodiversité, l'éducation etc. Si les services de l’Etat ne peuvent pas le faire par principe  idéologique (Pas un clou ne doit sortir des colonies « Colbert ministre »), s’ils ne peuvent pas le faire par incompétence, alors, il nous faut changer de statut pour que nous puissions prendre notre destin en main et assurer l’avenir des générations à venir.

Dimanche 26 mars 2017

Chers compatriotes, certains vont certainement penser que ce n'est jamais le moment de dire les vérités qui interpellent notre conscience. Seule la lâcheté peut nous imposer une telle obligation. Lorsque le peuple se soulève, plusieurs mobiles sont à l'origine de cette insurrection. C'est pour cela qu'il faut faire émerger un organe de commandement avec toutes les sensibilités représentées. Les décisions qui seront issues de cette représentation des collectifs seront plus légitimes. Sinon, la volonté de libérer le peuple de l'emprise des élus dont la légitimité est assise sur un faible taux de participation de l'électorat risque d'être emprisonnée par une nouvelle forme de tyrannie qui va asphyxier l'autonomie de penser et d'agir des hommes et des femmes. C'est de ma responsabilité de dire ce que je pense, c'est de ma liberté de jeter, à ceux qui veulent partager ce point de vue, ma réflexion. Il n'y a pas de moment pour exprimer les vérités que notre conscience, notre perception des choses nous dictent. La lâcheté, on la combat à tout instant. C'est une partie du prix de la liberté. Nous aspirons tous à plus de liberté, à plus de bien-être. Soyons courageux, ne perdons jamais notre humanité.

Samedi 25 mars 2017

Lorsque l'on rétrécit la dimension sociale des personnes à de piètres électeurs, on arrive à ce type de situation. Les différentes lois qui interviennent dans le comportement de chaque individu ne sont pas celles de la nature. Elles sont issues de leur contact avec leur environnement, de leurs connaissances et savoirs, de leurs souffrances, de leurs espoirs, des relations interindividuelles. En conséquence, on ne peut rien prévoir. Nous l'apprenons actuellement avec cette énième crise. Ceux qui veulent parler de solidarité et qui avaient en charge le devenir de notre société ne sont pas ceux qui méritent la solidarité. Étaient-ils solidaires du peuple lorsqu'il n'était pas dans la rue. Où était la solidarité en matière d'emploi, où était-elle en matière foncière, où était-elle encore en ce qui concerne le soutien aux PME ? Quel acte politique a été fait pour dynamiser l'activité économique à l'instar de celui qui a été fait pour la société Total, multinationale prête à piller nos ressources naturelles pour des miettes. Je suis solidaire du peuple et je ne dis pas mon peuple parce que personne n'est propriétaire du peuple et je ne suis la propriété de personne en tant que partie du peuple. Oui, je suis solidaire des socioprofessionnels car trop d'entreprises, trop d'artisans ont perdu leurs outils professionnels, y ont laissé leur vie, leur santé parce que les règles n'étaient pas en adéquation avec notre environnement. Ne comptez pas sur moi pour crier la solidarité pour tous. Je suis en retrait parce que je crois que l'avenir appartient à la jeunesse du pays. Je suis en retrait pour ne pas donner le sentiment d'une récupération. J'ai donné, je donne de mon temps régulièrement sur la radio libre JAM FM car il n'y a pas que le média public et les media généralistes. J'écris assez régulièrement sur mes blogs, je fais de la politique sans intérêt personnel. Oui, je laisse les jeunes du Parti Progressiste Guyanais vivre cette aventure pour qu'ils mûrissent au-delà de la formation politique du parti. Je reste à côté d'eux pour que l'échange et l'expérience leur soient profitables. Il est temps que la Guyane avec ses richesses profite à ses enfants. Il est temps de mettre un terme à la soumission. Il est temps d'arrêter l'humiliation. "Ceux qui vivent sont ceux qui luttent".
 

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Et si le peuple disait oui par Jean-Marie TAUBIRA

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