Parti Progressiste Guyanais

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La Guyane en Prospective 2

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L’article que je vous propose est en quelque sorte un préambule au projet de société que doit vous présenter le Parti Progressiste Guyanais. Il se veut pédagogique et sans aucune vanité. Il tente de poser un socle qui permet une compréhension  collective cohérente de notre existence de sorte qu’ensemble, ceux qui le partageraient, s’y  associent pour la construction de notre avenir commun.
Je vous propose une méthode qui consiste à percevoir sous deux angles distincts notre société. Si cela vous agrée alors, nous pourrons avoir une lecture collective identique de notre présent. Par voie de conséquence, nous saurons où nous sommes et donc, quelle direction nous voulons prendre quant à notre avenir.

Le premier angle est le mode d’administration de notre territoire. Nonobstant sa situation géographique et la nature de son développement, il est administré par des règles émanant d’un autre territoire qui a connu une évolution graduelle, une métamorphose progressive. Par suite, cette subordination est préjudiciable à son évolution. L’autre angle de perception conduit à dire voilà un territoire dont on connait le potentiel en ressources naturelles avec des hommes et des femmes suffisamment instruits. Comment peut-on harmoniser tout cela pour garantir un développement profitable à tous dans une projection graduelle.

D’emblée, je me dois de vous dire que je ne m’inscris pas dans la logique du système actuel puisque l’on voit tout ce dont il ressort. Je ne m’inscris pas également dans le mimétisme politique puisque chaque environnement à sa singularité et le notre ne fait pas exception. Tant mieux pour ceux qui insèrent notre espace dans la mondialisation et qui croient en la dérèglementation comme vecteur du développement humain. Je crois en l’altérité, en l’altruisme, en la capacité que les êtres humains ont à réunir ce qui est épars. Ces liens sont différents de ce que recherche la mondialisation dans la mesure où ils impliquent que la différence n’est pas source de division. Ce concept s’inspire de la trilogie républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » laquelle sous-tend le triptyque ‘Justice, Equité, Tolérance ». Il est évident que tous les humains en quête de justice sociale doivent considérer cette trilogie comme étant universelle.

La société hexagonale française est assise d’abord sur une morale religieuse de type judéo-chrétien. Clovis roi des Francs Païen  se convertit au catholicisme sous Saint Rémi à la Cathédrale de Reims au Vème siècle. La laïcité en tant que concept d’organisation de la société visant à neutraliser les pouvoirs religieux et spirituels par rapport au pouvoir politique intervient que dans la seconde moitié du XIXème siècle, soit quatorze siècles après. Le profond travail effectué par la liberté de conscience en tant qu’éthique rend cette société très complexe et lui a permis de franchir des paliers élevant ainsi  la structure intellectuelle du peuple. Pour autant cela ne lui donne pas le droit de se croire supérieur aux autres peuples. « Les hommes naissent libres et égaux en droit». Cette complexité qui génère en permanence des relations nouvelles entraîne l’émergence de nouvelles lois. Posez-vous la question de savoir si cette organisation peut se substituer à n’importe laquelle et sur n’importe quel territoire ?

Notre société s’est construite sur l’esclavage et la colonisation autrement dit une morale de la soumission, de la subordination. En restant dans ce système substitué, collectivement, il n’y a quasiment  aucune chance d’émancipation. Chacun étant censé être  libre de ses choix. Encore que …

Observons notre société en faisant fi de son organisation politique actuelle. Relatons notre perception sans faire attention aux subtilités qui seraient l’état d’avancement de notre conscience individuelle. Force est de constater que parmi les individus qui la composent, il y a comme dans toutes les sociétés, des théistes c'est-à-dire ceux qui croient en un dieu et une religion révélés, des déistes, ceux qui croient en une force supérieure à l’homme tel un principe, enfin, ceux qui croient en l’homme et à sa capacité à créer le bien être, le bonheur par lui-même. Ils peuvent être athée ou non. Simultanément et sans remettre en cause naïvement le système économique de production, force est également de constater que les éléments d’une vraie création de richesse sont disponibles. Posons-nous la question de savoir comment mettre en relation les trois types d’individus ci-dessus cités pour construire cet avenir radieux que nous appelons de toutes nos forces ?  L’histoire d’hier et celle d’aujourd’hui nous montrent que cet avenir ne peut se concevoir à partir de la religion. C’est une évidence. Hier avec les croisades le Pape disait aux fidèles que tuer les infidèles n’étaient pas un crime. Nous étions au 13ème siècle. Aujourd’hui, c’est DAESH qui décapite…L’issue la plus plausible est de faire en sorte que l’acte religieux relève du domaine privé et que la construction sociale se fasse sur la base d’idées politiques. Par suite, vous comprendrez que l’idéologie qui est la construction théorique de tout système politique et de l’organisation sociétale est fondamentale. Le lien basé sur la tolérance permettrait de mettre en relation les différents types d’individus sans nuire à la croyance de chacun. Ceux qui pensent que les idéologies sont dépassées sont atteints d’incurie et sont responsable de l’état du monde. Ils sont les fabricants de la misère et de la pauvreté.

C’est parce que les idéologies ont disparu que les sociétés sont autant en difficulté, sont autant en déclin. Le cœur des sociétés est devenu la corruption tant morale que financière. La morale laïque est bafouée, la morale religieuse est détournée.

Notre société en sortant de ce lit d’humiliation, d’indignité peut réinventer le bonheur, le bien-être. La dignité humaine passe forcément par la liberté de conscience. Nous sommes la solution de notre destin, nous devons nous imposer comme tel.
Mis à jour ( Vendredi, 11 Septembre 2015 19:24 )  

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Et si le peuple disait oui par Jean-Marie TAUBIRA

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